lundi 2 janvier 2017

Opération « Mazava 2016 » : le massacre continue !!


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Les forces de l’ordre continuent à se livrer à des exécutions extra judiciaires dans le cadre de la lutte contre les dahalo. Après les opérations « Tandroka », « Coup d’arrêt » et « Fahalemena » qui ont fait plusieurs milliers de victimes, voici encore une énième opération dénommée « Mazava 2016 » qui ne fera pas exception par rapport aux précédentes.

En effet, les autorités ont détourné une mission humanitaire menée dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de peste en une attaque héliportée tuant 30 présumés dahalo, dans le village de Iakora au sud de Madagascar. Manifestement, les autorités n’en ont cure des rapports et recommandations successives en matière de droits de l’homme. Elles continuent à tuer sans jugement, en toute impunité et avec une utilisation disproportionnée de la force dans une région qui est déjà en proie à la sécheresse, à la famine et dévastée par la peste. 

L’objectif et le mode opératoire restent les mêmes : sous couvert de la lutte contre le vol de bétail et l’insécurité en général, les autorités mènent une politique terroriste permanente contre les villageois, obligeant ces derniers à abandonner leurs terres si convoitées par des prédateurs de tout poil. 

Est-ce le rôle des forces de l’ordre que de servir de bras armé du pouvoir pour abattre leurs propres compatriotes, alors qu’elles doivent être à leur service ? 

GTT Inter Ge


mardi 20 décembre 2016

Lettre ouverte à la Communauté Internationale - Non aux dettes!!!




MADAGASCAR : Non aux dettes!!!

Pour mettre fin à l’après le coup d’état de 2009 unanimement reconnu par la Communauté Internationale, une feuille de route a été établi pour revenir à l’ordre constitutionnel.

Mais, force est de constater que :
·         les termes de la feuille de route ne sont pas appliqués à ce jour ;
·         des élections dites “démocratiques, libres et transparentes” ont été tenues d’une part, sur la base d’une constitution taillée sur mesure pour le régime putschiste et fortement décriée, à cet effet, par la Communauté Internationale. Et d’autre part, des élections marquées par la mise à l’écart de plusieurs personnalités politiques dont le président Ravalomanana, bafouant ainsi les droits civiques et politiques;
·         le président “élu” en 2014, Hery Rajaonarimampianina est le ministre des finances du régime putschiste de la transition, soutenu et pressenti par Andry Rajoelina ;
·         les lois bafouant la liberté d’expression et les arrestations arbitraires de journalistes se sont renforcées depuis l’accès au pouvoir du nouveau gouvernement ;
·         les exécutions arbitraires commanditées par le gouvernement ont fait un millier de victimes, favorisé le déplacement forcé de plusieurs dizaines de milliers de ruraux- éleveurs de zébus ;
·         l’insécurité règne du nord au sud du pays ;
·         la déperdition scolaire est à son plus haut taux depuis 2009 ;
·         Madagascar est classé parmi le pays le plus corrompu ;
·         les détournements de fonds minent le trésor public ;
·         la mauvaise gouvernance domine l’appareil étatique dans son ensemble ;

Lors de la Conférence des bailleurs et des investisseurs qui s’est tenue à Paris les 1er et 2 décembre dernier, les dirigeants malagasy ont affiché leur totale satisfaction pour l’obtention de la part des bailleurs institutionnels et privés d’un prêt d’un montant exorbitant de 10,7 milliards USD (soit 34 240 milliards MGA) pour soit disant financer le programme défini dans le « Plan National de Développement ».
Au vu de ces éléments,


·         nous demandons à  la communauté internationale et à l’ensemble des bailleurs, de ne pas engager nos générations futures pour le remboursement de cette somme ;
·         nous voulons préciser qu’en aucun cas, les fonds versés ne doivent devenir une dette pour le pays et les millions de Malagasy qui baignent quotidiennement dans la souffrance et la misère insoutenables ;
·         nous, peuple de Madagascar, refusons enfin de rembourser les fastes du régime, c’est de l’entière responsabilité  des institutions impliquées.





GTT INTERNATIONAL – Collectif de la Diaspora
15, rue des Savoises
Genève – SUISSE

Le GTT INTERNATIONAL, collectif de la diaspora malagasy, dont le siège est à Genève (CH), poursuit un double objectif: la restauration de l'Etat de droit et le rétablissement de la Démocratie à Madagascar. Il prône et oeuvre pour la liberté d'expression, la prise de conscience citoyenne et la mise en place d'une vraie démocratie dont l'exigence première est la tenue d'un processus électoral inclusif, libre et transparent ".