samedi 26 novembre 2016

Le 16ème Sommet de la francophonie : le summum du cynisme

N’est-ce pas du cynisme que d’organiser un tel événement aussi fastueux dans l’un des pays les plus pauvres du monde, où 53% de la population vivent dans l’extrême pauvreté ?
Etant pays hôte du 16ème sommet de la francophonie, Madagascar sera sous les feux des projecteurs du monde entier. Et les festivités y afférentes ne doivent en aucun cas occulter les réalités quotidiennes qui prévalent dans le pays. Parmi celles-ci :
-      L’Insécurité alimentaire touche 840 000 personnes, soit plus de la moitié de la population dans le Sud du pays, région la plus touchée par ce fléau ;
-    La mise en place d’un code de la communication liberticide et décrié par la profession ;
-    Une interdiction de manifester assortie de menaces policières et militaires ;
-     Les cas de vindictes populaires de plus en plus fréquents témoignent de l’impuissance du pouvoir étatique à faire respecter l’ordre public ;
-      La recrudescence de l’insécurité générale, notamment dans le Sud où des centaines de personnes continuent d’être victimes d’exécutions extrajudiciaires et de déplacements forcés ;
-      L’accroissement des sans domiciles et des « sans-dents » qui, pour le temps du Sommet, sont mis au « cachot » loin des regards internationaux ;

Et puis, francophonie oblige, il est demandé aux Malagasy de ne pas jeter leurs poubelles aux endroits prévus mais de les garder chez eux !!

Finalement, que va rapporter cette semaine de la francophonie aux Malagasy qui, d’autant plus, estiment, au regard des éléments ci-dessus, avoir été sacrifiés.

TTMR
Tia Tanindrazana Manohana an’i marc Ravalomanana
Collectif de soutien patriote pour Marc Ravalomanana 

http://www.ttmr8.org/accueil/-le-16eme-sommet-de-la-francophonie-le-summum-du-cynisme


 

samedi 5 novembre 2016

Diaspora « gasy » en France : Contre le ni…ni et la Ceni pour 2018 (Midi Mkara)

La Commission Electorale Nationale Indépendante serait-elle mise sur la sellette ? En tout cas, si plusieurs partis politiques continuent à fustiger son indépendance à l’instar de la Diaspora, il y a lieu à se demander si la minorité qui lui fait confiance peut représenter le « vox populi ».
La diaspora malgache en France qui soutient Marc Ravalomanana, rassemblée dans le TTMR (Tia Tanindrazana manohana an’i Marc Ravalomanana), a adressé une lettre ouverte à l’endroit de la Communauté internationale. Selon elle, les élections organisées en 2013 n’ont pas permis à Madagascar de rompre avec la crise de 2009 et d’entrer dans une nouvelle ère de démocratie, de stabilité et de développement. La CENI, la commission mandatée par la loi d’organiser les élections, est considérée par le TTMR comme étant « un instrument piloté par la France qui sert à manipuler les résultats électoraux dans ses anciennes colonies ». D’ailleurs, la situation au Gabon en est une illustration, lit-on dans la lettre.
Faire peau neuve. Le code électoral et les différents textes qui ont trait aux élections s’avèrent être incomplets et affichent certaines imperfections. Pour la diaspora, l’heure n’est plus au sommeil. Elle incite les Malgaches à « se réveiller et cesser d’être dupes ». Mais étant donné que les questions électorales sont sensibles à Madagascar, elle appelle la Communauté internationale à « prendre en mains l’organisation des élections pour que celles-ci soient justes, libres et transparentes ». Soutenant sa lettre par des arguments plausibles, la CENI est fortement fustigée par le TTMR tout en avançant, néanmoins, des recommandations. Au préalable, le changement de la Constitution est irréversible d’après la diaspora car « les dispositions constitutionnelles sont taillées à la mesure d’une personne ». Mais surtout, il ne manque pas non plus de mettre en exergue qu’il faut « dissoudre la CENI et mettre en place une structure dont l’indépendance est formellement incontestable ». Enfin sur la question d’un éventuel « ni…ni », la diaspora précise que « la Communauté internationale doit garantir la liberté de chacun de se porter candidat aux élections ». De surcroît, et ce durant le scrutin, elle devrait « jouer un rôle d’observateur et ne pas se limiter aux résultats publiés par la future structure ». Le TTMR n’a pas oublié d’amorcer la détermination des sources utilisées par les candidats qui demeurent flous jusqu’à présent : « les fonds mobilisés par les candidats durant le processus électoral ainsi que l’utilisation des médias et des biens publics doivent être connus ». Dans la lettre, l’on peut trouver également les recommandations axées sur les droits des citoyens. Aussi, avance-t-elle que « la transparence et l’inscription des citoyens aux listes électorales devraient être automatiques » avant d’arguer que « les Malgaches devraient avoir accès aux résultats immédiatement ».

 Aina Bovel 
 http://www.midi-madagasikara.mg/politique/2016/11/05/diaspora-gasy-france-contre-nini-ceni-2018/


SIGNEZ LA PETITION #STOP CENI




 

mardi 1 novembre 2016

Déclaration du Rapporteur Spécial des Nations Unies M. John H. Knox au terme de sa Mission à Madagascar.



Maintes fois refusé par les gouvernements successifs de de l’ère Rajoelina et Rajaonarimampianina depuis 2009, un rapporteur spécial de l’ONU a finalement eu l’autorisation du gouvernement HVM de vérifier la situation des droits de l’homme en lien avec l’environnement.

Ce dernier a pu constater les arrestations arbitraires des défenseurs de l’environnement (c’est le cas en particulier de ceux qui ont dénoncé le trafic illégal des bois de rose) pour lesquels, “les autorités ont, au contraire, l'obligation d'encourager et de protéger ceux qui cherchent à protéger l'environnement dont nous dépendons tous”.

Il a également évoqué les violences militaires et judiciaires à l’encontre des communautés,  des associations et des personnes individuelles manifestant leurs opinions. Il a mis en garde le gouvernement sur la violation répétée de la liberté d’expression et cité les cas de violations flagrantes des droits de l’homme et de pillage des ressources naturelles.

Il a pointé du doigt le non respect des droits fondamentaux notamment dans le sud où tous n’ont pas accès à l’eau potable, à des logements, aux soins médicaux, à l’éducation et plus grave à la nourriture. En effet, 850 000 personnes sont en situation d’insécurité alimentaire sévère dont 330 000 en situation d’urgence.


Voir Rapport complet :
http://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=20791&LangID=F

vendredi 28 octobre 2016

*** F A M P A H A T S I A H I V A N A *** FANGATAHANA AN-TSORATRA FANDRAVANA NY CENI (Pétition pour la Dissolution de la CENI)

Hita sy tsapa amin’ ny zava misy eto Madagasikara sy ny toe-draharaha politika fa tsy nitondra fiovana akory ny fifidiana rehetra tamin’ny taona 2014, ary mbola tsy tafavoaka amin'ny krizy tamin’ny 2009 ny Firenena.
Hatreto dia niniana tsy notanterahana hatramin’ny farany ny tondro-zotra.
Mazava ankehitriny fa ny CENI dia fitaovana hamiliviliana fifidiana manerana ireo tany Afrikana nozanahan’ny frantsay. Porofon’izany ohatra ny nitranga tao Gabon, vao maika hala-bato nitarika ady sy korontana no niseho.
Ankehitriny, tsy manaiky ambakaina intsony ny vahoaka malagasy, koa miangavy ampanajana ny fianakaviambe iraisam-pirenena, izay mandray anjara amin’ny fikarakarana fifidianana "malalaka sy mangarahara" mba:
• Hiantoka ny fanovana ny lalam-panorenana izay manome vahana ny fanjakan’ olo-tokana
• Handrava ny CENI ka hametraka ny fifidianana eo ambany fifehezan’ny vondrona iray eken’ny rehetra fa mahaleo tena.
• Tsy ekena intsony ny Ni-Ni: Hiantoka ny fahafahan’ny olom-pirenena malagasy rehetra hilatsaka ho fidiana sy hifidy.
• Hiantoka ny mangarahara sy ny fahafan’ny rehetra mijery ny lisitry ny mpifidy (isa sy anarana)
• Hiatrika sy hanara-maso ny fanisam-bato isaky ny biraom-pifidianana tsirairay avy tsy ankanavaka manerana ny nosy fa tsy hionona fotsiny amin’ny valim-pifidianana avoakan’ny vondrona mpikarakara.
• Hiantoka ny fahafahan’ny rehetra mahita ny valim-pifidiana tsy misy atakandro
• Hametraka fanaraha-maso hentitra manodidina ny vola ampiasain’ny mpanao politika mandritra ny fifidianana sy ny fampiasana fitaovam-panjakana amin’ny fifidianana
Koa manainga mavesatra ny vahoaka malagasy hanao sonia ny fangatahana an-tsoratra (pétition) ao amin’ny :
https://secure.avaaz.org/…/La_communaute_internationale_O…/…

Manainga mavesatra ihany koa ireo fikambanana sy tsara sitrapo rehetra manohana ny ara-dalàna eto Madagasikara, hanao fanangonana sonia any amin’izay misy azy rehetra (ato amin’ity rohy ity : http://www.ttmr8.org/…/8/1/2/58126661/petition_papier_mg.pdf) ka handefa ny vokatra ao amin’ny : fihaonanatt@gmail.com


TTMR

dimanche 16 octobre 2016

PETITION pour la DISSOLUTION DE LA CENI



A Madagascar, la situation actuelle démontre que les dernières élections n’ont fait que prolonger la crise de 2009. Pour preuve, le régime peine à trouver la légitimité nécessaire à une stabilité institutionnelle. Il est donc urgent que, tous ensembles, nous demandions à travers cet APPEL la remise à plat de tout le dispositif électoral actuel qui met en danger la Démocratie.

Appel, sous forme de pétition, pour demander aux autorités nationales et internationales de revoir tout le dispositif du système électoral, notamment la dissolution de la CENI.
 

 SIGNEZ ET FAITES SIGNER la pétition exigeant la dissolution de la CENI en suivant le lien ci-dessous:





**************

Texte de la pétition:




Lettre ouverte à la Communauté internationale
Pour des élections libres et transparentes à Madagascar

A Madagascar, la situation actuelle démontre que les dernières élections n’ont fait que prolonger la crise de 2009. Le président actuel concentre tous les pouvoirs. Les termes de la feuille de route en faveur d’une sortie de crise n’ont jamais été réalisés.

Au vu des échecs répétés causant des répercussions graves dans nombre d’anciennes colonies françaises d’Afrique où une «Commission Electorale Indépendante» a été imposée (Côte d’Ivoire, Gabon, RDC, ….), nous nous devons d’interpeller toutes les parties prenantes dans l’organisation des élections et la sortie de crise pour Madagascar.

Avant de parler d’élection transparente et crédible, nous souhaitons attirer votre attention sur les points suivants:
1.     Les futures élections ne peuvent continuer à s’appuyer sur une Constitution à sens unique votée dans des conditions inacceptables, non reconnue par la communauté internationale et favorisant finalement l’accaparement de tous les pouvoirs;
2.     Le monopole de l’organisation des élections est entre les mains de la Commission Electorale Nationale Indépendante- CENI, institution qui, aux yeux des électeurs, a perdu toute sa crédibilité lors des dernières élections en raison des irrégularités enregistrées, des détournements de fonds et du manque de transparence dans les financements.
Une nouvelle loi du 19 octobre 2015[1] régit actuellement la dite institution. Cette loi, fortement décriée pour son contenu, confirme le simulacre d’indépendance accordée à la CENI. Pour preuve, la très grande majorité des membres sont des personnalités appartenant au camp présidentiel. Par ailleurs, le financement dépend directement des tenants du pouvoir (Art. 106 et 108)1;
3.     Les financements de la campagne électorale des candidats sont totalement opaques lors des dernières élections. Aucun contrôle n’a été mené quant à leur origine;
4.     Aucun processus pour lutter contre les séries d’irrégularités connues n’a été engagé, notamment sur la gestion occulte de la liste électorale et des résultats des élections;
5.     Les médias sont « légalement » confisqués par les tenants du pouvoir au travers de la nouvelle loi liberticide d’Août 2016 sur la communication.

Aussi, nous demandons aux instances internationales, soucieuses de promouvoir une élection libre et transparente, avec la volonté avérée d’ouvrir une voie vers la vraie démocratie à Madagascar de:
1.           Promouvoir la  mise en place d’une assemblée constituante composée de membres pouvant garantir l’impartialité et visant à proposer une constitution libre de tout contenu anti-démocratique;
2.           Faire pression en vue de la dissolution de la CENI dans sa forme actuelle;
3.           Promouvoir la  gestion décentralisée de la liste électorale au niveau de la circonscription de base (les fokontany) jusqu’aux communes;
4.           Promouvoir la  transparence quant à la liste électorale, à savoir notamment l’obligation d’affichage dans chaque bureau de vote ;
5.           Promouvoir la mise en place d’une instance reconnue indépendante par tous les partis pour gérer les résultats depuis le dépouillement jusqu’à leur transcription;
6.           Garantir à tous les citoyens le droit d’exercer ses droits civils et politiques (droit d’être candidat et droit de voter librement);
7.           favoriser la transparence avec la mise en place d’un système de contrôle des origines des fonds de financement des campagnes électorales.

Destinataires :
Nations Unies
Union Européenne
Union Africaine
SADC
PNUD
OIF
Représentations étrangères à Madagascar


Lien pour signer la pétition :


Le GTT INTERNATIONAL, collectif de la diaspora malagasy, dont le siège est à Genève (CH), poursuit un double objectif: la restauration de l'Etat de droit et le rétablissement de la Démocratie à Madagascar. Il prône et oeuvre pour la liberté d'expression, la prise de conscience citoyenne et la mise en place d'une vraie démocratie dont l'exigence première est la tenue d'un processus électoral inclusif, libre et transparent ".